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Édition Nº 01 — Participer aux décisions

Économie

L'économie solidaire pour une nouvelle approche du développement en Afrique : comment coupler la dynamique de l'intelligence collective à la notion du développement ?

Voilà 66 ans que de nombreux pays africains disent avoir quitté le joug colonial pour prendre en main leur destinée. Depuis tout ce temps, aucune lueur ne peut donner l’espoir d’un prétendu développement sur le continent à l’exception de l’Afrique du sud. Pourtant en 66 années l’on a déjà englouti…

L'économie solidaire pour une nouvelle approche du développement en Afrique : comment coupler la dynamique de l'intelligence collective à la notion du développement ?
Photographie fournie par la rédaction

Voilà 66 ans que de nombreux pays africains disent avoir quitté le joug colonial pour prendre en main leur destinée. Depuis tout ce temps, aucune lueur ne peut donner l’espoir d’un prétendu développement sur le continent à l’exception de l’Afrique du sud. Pourtant en 66 années l’on a déjà englouti des sommes astronomiques dans ce que prétendument l’on a toujours appelé l’aide publique au développement (APD).

Notre analyse n’étant pas de spéculer sur l’APD, nous nous limiterons à concentrer notre réflexion sur les ou l’alternative sur laquelle il serait convenable d’envisager tant les cas d’école sont nombreux et ayant donnés des résultats probants voire factuels, bref !

Dans la même période sur certains continents, en Asie, en Amérique latine ou même en Europe ; des pays ont réussi à faire leur mue pour se propulser à travers le concert des nations dites développées.

Il s’agit entre autres de la Chine, de la Corée du Sud, de l’Inde, du Mexique, du Brésil, de l’Italie, d’Israël etc.

Hormis Israël, ces pays dans les années 1970, la hiérarchie économique mondiale et le niveau de développement des six pays mentionnés étaient radicalement différents de ceux d'aujourd'hui. À cette époque, l'Italie surclassait largement l'ensemble du groupe, tandis que la Chine et l'Inde figuraient parmi les nations les plus pauvres de la planète.

Toutefois, il est à noter que dans les années 1930, le niveau de développement de l’Italie est contrasté et en pleine transition, marqué par la politique d'autarcie et de modernisation forcée du régime fasciste de Benito Mussolini, ainsi que par les répercussions de la Grande Dépression. L'Italie de cette époque est considérée comme une puissance industrielle émergente, mais elle reste structurellement en retard par rapport aux grands pays industriels comme le Royaume-Uni, l'Allemagne ou les États-Unis. La seconde guerre mondiale viendra enfoncer le clou pour réduire toute possibilité de relance après la défaite des forces de l'Axe constituées par l’Allemagne, l'Italie et le Japon auxquels on pourrait ajouter certains affidés. Ce qui laissera accroître la misère et l’exode massif de ses populations vers d’autres horizons plus propices.

Ceux-ci ne resteront pas inactifs dans ce que deviendra plus tard leur pays. C’est là qu’opère la magie de notre analyse et l’intérêt subséquent de ce qui crée un trait d’union entre l’intelligence collective et le développement d’une communauté, d’un État, d’une nation et enfin un continent.

Les exemples en la matière

En matière, l’exemple le plus emblématique qui traverse le temps dont très souvent personne n’en fait référence ou du moins seuls les érudits et quelques illuminés s’y attardent la subtilité et la dextérité avec lesquelles le mouvement sioniste domine et contrôle l’économie mondiale pour réussir à générer un état comme Israël « ex nihilo ». Ce pouvoir à l’analyse est parti d’un constat et de l’impérieuse nécessité de se mettre en commun sur une base communautariste à relent d’intelligence dans une économie solidaire que nous appellerons dans notre analyse « l’intelligence collective ». Un symbolise simple et efficace par une expression que nous nous permettons de limiter par : « nous faisons toutes choses ensemble ».

Nous faisons nos services, échanges, nos dépenses etc. entre nous, de sorte que certaines révélations ou études ont montré que dans la communauté sioniste pour qu’un dollar sorte du cercle, il faut au moins que douze (12) d’entre eux l’ait touché. Ce qui a certainement constitué un repli sur soi qui n’est pas le but de notre analyse mais plutôt l’efficacité de l’aspect économique qui en ressort et permet d’être fort lorsqu’on se met ensemble. Là est l’intérêt de notre action dans cet article.

Cette dynamique sioniste a permis la maitrise et le contrôle de tous les secteurs économiques les plus significatifs du monde allant, de la banque au services et certaines industries faisant d’Israël un pays que l’on veut particulier.

Les élans nouveaux

Cette approche collectiviste à l’expression communautariste n’est pas restée l’apanage des seuls sionistes dans le fond et dans le temps. En effet, plusieurs communautés en raison des mouvements d’émigration et d’immigration sur les continents et dans différents pays suivent à exception près à petite ou grande échelle cette démarche sans entité en somme. On pourrait citer entre autres la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, le Mexique, le Brésil etc dont les activités de leurs communautés n’ont sans nul doute cessé d’impacter la dynamique de développement de leur pays. Ce n’est certes pas la condition sine qua non ni la panacée en raison d’autres facteurs qui y concourent mais cela n’est tout de même pas à négliger lorsque nous voyons le rayonnement des « China-Town » à travers le globe ou encore de « little-italy » dont les transferts ont permis d’apporter un souffle significatif à l’Italie et tous ceux qui y sont restés pendant l’austérité. La montée de l’inde, de la corée du sud et autre ont bien dû compter à un moment donné sur leur diaspora dans une logique d’intelligence collective pour bâtir aujourd’hui la notoriété qui est la leur.

Malheureusement, si les choses apparaissent de manière différentes sous d’autres cieux, en Afrique bien que les indicateurs internationaux démontrent que les transferts financiers de la diaspora africaine dépassent largement l'aide publique au développement (APD), représentant un ratio d'environ 2,5 fois le montant de cette aide internationale (source Africa 24) ; elle peine à se structurer pour impacter significativement le continent et particulièrement les nations.

Que faire ? l’action de l’intelligence collective.

Face à l’acuité de l’action, une réponse apparaît en filigrane sur l’impérieuse nécessité d’un élan conjugué autour d’une intelligence collective que promeut in fine un organisme comme le Carrefour des Affaires Panafricaine-CAP. Cette intelligence collective consiste à mieux structurer nos actions pour qu’il y ait une inter-complémentarité entre ce que l’on propose de sorte à éviter d’une part le mimétisme et les copies conformes qui relève de la condescendance et ne font pas toujours avoir de la valeur ajoutée. Mais donner l’impression d’un ancrage qui conduit vers un objectif commun celui d’une communauté qui s’invente ou se réinvente pour se propulser dans le concert du développement avec une diaspora offre une démarche conséquente qui sort des replis trop communautaristes pour façonner son environnement par une symbiose avec les autres qui lui permet de mieux se structurer et apporter sa contribution au langage du développement sur son continent dont l’une des initiatives pourrait passer par l’institutionnalisation du socio-financement.

Un mode de vie basé sur l’entretien du lien sacré entre consommateurs et créateurs de valeurs que nous sommes tous et toutes.

Ce qui sous-entend que l’acte individuel de financer la culture entrepreneuriale au sein d’un partage équitable des richesses entre nous, doit être naturel, essentiel et constitutionnel.

Du coup, l’accès à l’argent doit être vulgarisé de sorte à se rappeler que 1 million de dollars c’est juste la conjugaison d’un dollar fois le million de personnes conscientes du pouvoir mis au profit, au service d’une bonne raison ou d’une bonne cause.

L’idée de « seul on va vite et ensemble on va plus loin » y trouve tout son sens. L'appel à l’intelligence collective dépasse le cadre émotionnel des passions perfides de l’ego surdimensionné qui ramène tout à soi avec une volonté de tout faire seul sans tenir compte des autres. Pourtant Rome ne s’est pas faite en un jour.

Le phénomène pourrait paraître nouveau certains ni trop innovant pour d’autres au regard des exemples susmentionnés, cependant chaque touche et approche devient particulière pour y adjoindre son efficacité dans le temps avec un zest de dextérité selon le peuple ou la communauté qui choisit d’emprunter le chemin qui conduit à l’intelligence collective.

Un développement envisagé sans intelligence collective comme nous le voyons sur le continent produira les mêmes effets qui ont fait que depuis 66 ans l’Afrique et les africains stagnent pendant que les autres cessent de faire des bonds qualitatifs.

Le débat reste économiquement ouvert tandis que structurellement le CAP sans prétention à de la matière à proposer.

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