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Édition Nº 01 — Participer aux décisions

Culture

Valsero : « C’est l’amour du sacrifice qui nous manque pour transformer l’Afrique »

Artiste engagé, rappeur et figure emblématique de la société civile camerounaise, Valsero a été l'un des invités les plus attendus de la deuxième édition de Héritages & Horizons, organisée le 12 septembre 2026 au Palais des congrès de Montréal. Fidèle à son franc-parler, il a livré un discours…

Valsero : « C’est l’amour du sacrifice qui nous manque pour transformer l’Afrique »
Photographie fournie par la rédaction

Artiste engagé, rappeur et figure emblématique de la société civile camerounaise, Valsero a été l'un des invités les plus attendus de la deuxième édition de Héritages & Horizons, organisée le 12 septembre 2026 au Palais des congrès de Montréal. Fidèle à son franc-parler, il a livré un discours profond sur la dignité humaine, l'engagement citoyen et la responsabilité collective des Africains, aussi bien sur le continent que dans la diaspora. Devant une salle attentive, il a invité chacun à redonner de la valeur à la vie humaine, à cultiver l'amour du sacrifice et à devenir acteur du changement. Un message fort, à la fois critique, inspirant et porteur d'espoir. Extraits.

« Venir en Europe nous permet de redécouvrir la valeur de la vie humaine. Le niveau de misère auquel nous sommes confrontés en Afrique finit parfois par nous faire perdre cette perception essentielle. Beaucoup de nos frères restés sur le continent ont malheureusement fini par perdre la valeur de leur propre vie. Tant que nous ne prendrons pas pleinement conscience de cette valeur, il sera difficile de construire un avenir meilleur.

C’est aussi ce que nous venons apprendre ici : la valeur de la vie. Car lorsqu’on comprend ce que vaut réellement une vie humaine, on est prêt à poser les actes nécessaires pour l’améliorer.

J’ai envie de dire que tout dépend de nous. Nous avons les compétences, nous avons les ressources, nous avons la volonté. Mais ce qui nous manque, c’est l’amour : l’amour capable de déplacer les montagnes, l’amour du sacrifice, celui qui pousse à se lever, à lutter et à se battre pour le bien commun.

Lorsque, au Cameroun, des citoyens ne se mobilisent pas pour revendiquer l’accès à l’eau, à l’électricité, à la santé ou à une éducation de qualité, c’est parce qu’on a fini par dévaluer, à leurs propres yeux, la valeur de leur existence. Or, une personne qui ne donne plus de valeur à sa propre vie ne trouvera jamais la force de se battre pour défendre ses droits ou améliorer ses conditions de vie.

Parfois, j’ai l’impression d’aimer la vie de mes concitoyens plus qu’ils n’aiment la leur. Beaucoup pensent que je me bats uniquement pour eux, alors qu’il s’agit avant tout d’un combat collectif. Et cela est profondément difficile à accepter. »

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